
C’est une 317ème Section amputée d’un membre qui se retrouve aujourd’hui pour le déjeuner de corps mensuel. Le point de chute du jour est l’Enoteca, restaurant bien connu et fort prisé des liégeois depuis plus de 30 ans, en trois mots, une valeur sûre. L’établissement jouit d’une réputation certaine basée, entre autres, sur le respect des produits de saison, base de leur savoureuse cuisine méditerranéennes.
Ce jour, pas de carte mais bien un menu imposé, ça devient une habitude dans beaucoup d’établissements. Personnellement, aimant tout, finalement, ce n’est pas gênant, et ça me permet de découvrir des mets que je n’aurai pas choisis, privilégiant de vieilles habitudes de table. Maintenant je me dis que certains convives, plus sélectifs dans leurs choix, pourraient ne pas s’y retrouver.
Alors, ce jourd’hui, en première entrée, un Carpaccio au Parmesan, basilic, citron et lentilles, je ne suis pas très citron, mais les lentilles apporte de la consistance à la préparation, viande très fraîche, rien à redire, c’est très bon. Deuxième entrée, spaghettis sauce Arrabiata qui ne manquèrent pas d’émoustiller et de régaler nos papilles de saveurs épicées, gourmandes et ensoleillées.

Pourquoi ce nom ? En fait, « Arrabbiato », en italien, veut dire «en colère». L’Arrabiata est donc une sauce très relevée, et la légende veut que l’on devienne tout rouge comme lorsque l’on s’apprête à piquer une crise de colère quand on déguste ce plat. La région d’origine de cette sauce est le Lazio proche de Rome, et ses ingrédients sont : tomates, piments, ail, pecorino, huile d’olive et persil plat.
Passons maintenant au plat, deux choix nous sont proposés, soit un Parmentier de canard, soit un filet de dorade sur un parmentier de pommes de terre. Nous ne serons pas unanimes, j’ai préféré le canard à la dorade, je pense avoir bien fait. Mes frères d’armes font la moue et comme le chantait Chedid, « toujou’la moue, toujou’la moue ! » (Smiley !)

Il ne me reste plus qu’à vous présenter le dessert… nous aurons droit à une pèche pochée, crème mascarpone, glace à la vanille, le tout accompagné d’un crumble aux amandes et d’un coulis de framboises.
Du côté de la théorie des fluides, un blanc à l’apéritif dont je n’ai pas eu connaissance de l’appellation, suivi d’un rouge de Sardaigne, un Montessu Agripunica de 2021, assemblage de 60% de Carignan, et de 10% à parts égales de Cabernet Sauvignon, de Merlot, de Syrah et de Cabernet Franc. Très agréable au nez comme en bouche, il accompagna très bien nos agapes, si bien qu’une « sorellina » fut la bienvenue.
Les traditionnels Irish Coffee coifferont le repas, avant d’être eux-mêmes coiffé par une excellente grappa Sarpa Oro Edizione Speciale di Poli de 2024 offerte par le Chef en personne. Grazie Capo !
