
LA CUISINE DE YANNICK… EN MODE MOAMBE & SAKA-SAKA !
Alors qu’en Normandie, on commémore le débarquement, la 317ème Section, quant à elle, chantonne « Indépendance Cha-Cha ». Décidemment ces Myrmidons ne font jamais rien comme les autres, redoutables au combat comme à table, rien n’arrête un Patrocle, un Antiloque ou encore un Automédon (Smiley !) En ce jour du 80ème anniversaire du D-Day, la troupe a décidé de se reposer, de se restaurer, de se retrouver, de festoyer… tout un programme ! Et pour se faire, a rejoint son habituel QG de campagne.
Ce jour, le « Big Chief » du laboratoire culinaire nous propose un véritable dépaysement, un Poulet à la Moambe accompagné de Saka-Saka, de bananes plantins, de riz et de « Kipique-vraiment-fort-beaucoup » ! La troupe à faim, la section se laisse convaincre par ce plat chaleureux et réconfortant par excellence, parfait pour un repas entre frères d’armes et entre amis. Notre fou « de et en » cuisine, notre Robuchon de Féronstrée, Yannick pour ne pas le citer, maîtrise parfaitement la recette, aucun doute à avoir à ce sujet.
Comme tout le monde n’a pas un passé « Out of Africa », quelques explications s’imposent… Le poulet à la moambe est un plat traditionnel riche et savoureux, très apprécié en République Démocratique du Congo, mais également au Gabon, en Angola, et dans d’autres régions de l’Afrique centrale.

Vous allez me demander « Mais c’est quoi la Moambe en français ? » Et bien, ça veut simplement dire « Sauces », c’est un nom commun… La clé de ce plat réside dans la sauce moambe, préparée à partir de pâte de noix de palme, qui lui confère une saveur unique. Les autres ingrédients sont des oignons hachés, de l’ail, du gingembre, des tomates concassées, sans oublier les piments propres à la cuisine africaine.
Quant au saka-saka, également appelé “pondu”, c’est un plat typique congolais, composé de feuilles de manioc, de poisson fumé, d’huile de palme ainsi que de beurre d’arachide. Cette spécialité du Congo est l’un des plats les plus populaires du pays.
Alors, rien à dire, on s’est régalé, mais c’est roboratif, et si on y ajoute la planche maison qui précéda le plat, vous comprendrez aisément que nous dûmes rendre les armes. Ce ne fut pas Alésia mais tout de même ! Pour effacer cette infâmie, nous noyâmes nos afflictions et nos peines dans du thé irlandais tout en déclamant du Samuel Beckett et du James Joyce… Non, je déconne ! Faut pas croire tout ce que j’écris… (Smiley !)

Du côté de la théorie des fluides, nous avons commencé par « peloter la blonde » avec, comme « blanchouillard », un Ultima Laude de 2022, en provenance directe de l’Abbaye de Sainte-Marie de Pierredon, un vin de pays des Alpilles, un 100% Rolle, un cépage que je ne connais pas. On dit de lui qu’il a un nez floral, et que le Rolle apporte volume et gras, tout était au rendez-vous !
Nous avons ensuite dégusté un vin du Languedoc, un « Pas de Géant » de chez Laurent Miquel, AOP millésimé 2021. Pour la petite histoire, lui, français, et elle, irlandaise, mari et femme dans la vie, ont unis leurs deux cultures pour créer cette élégante cuvée avec un « Touch of Irish Spirit ». La Chaussée des Géants est une formation naturelle de roches de basalte sur la côte irlandaise, et la terre qui produit ce Languedoc lui ressemble, terre où la vigne pousse difficilement, les rendements faibles et les jus concentrés lui donne un parfum de garrigue. Allez voir les photos, c’est à couper le souffle !
