
Aujourd’hui, sus à la capitale ! Après une visite matinale du côté de la Place Sainte-Catherine, j’ai réservé pour mes trois compagnons et pour moi-même, une table près du Palais de Justice, entre les deux Sablons, un établissement qui répond au nom de « Les petits oignons ». La réputation de l’établissement n’est plus à faire, il a déjà ses lettres de noblesse. Une chance d’avoir réservé car l’établissement est full-blindé ! On refuse du monde toutes les 10 minutes. Belle façade, immense terrasse, intérieur très lumineux et cosy, style un peu épuré agrémenté d’art contemporain, ici on a un peu un pied dans le passé et la tradition, et l’autre dans le futur.
Rien qu’à sa lecture, la carte a de quoi aiguiser un appétit tant la diversité des mets est alléchante… Je sus de suite que prendre en entrée, deux mes amis suivront, Cervelle de veau meunière à la grenobloise… le troisième sera plus dans la tradition de la cuisine de Brasserie avec des Fondues au parmesan.
Comme je suis très curieux, j’ai toujours besoin de savoir… « Monsieur, « à la grenobloise », mais qu’est-ce donc ? », « Alors ça a été inventé par un Grenoblois qui habitait Grenoble… » J’ai cru à un gag, mais la suite était tout à fait correcte… On peut dès lors dire que la cervelle de veau meunière à la grenobloise associe la tendreté de la cervelle de veau cuite et dorée à la meunière, donc au beurre, avec les saveurs vives de la préparation grenobloise, à savoir du beurre noisette, des câpres, du citron et des croûtons. Richesse et subtilité des saveurs étaient au rendez-vous.

Pour les plats, on peut sincèrement dire que le front commun des entrées s’est brisé (Smiley !) Mes papilles ayant très envie de changer de registre, dès lors, pour une fois, pas d’abats au programme, ce sera un Vol-au-vent de poularde fermière, sauce hollandaise et frites fraîches à la graisse de bœuf, un très bon choix s’il en est. De ma position de table, je vois et j’observe tout, je peux vous dire que je suis particulièrement bien entouré, à quinze heure, Risotto à la milanaise, pistils de safran, parmesan et scampis… à midi, Ris de veau, caramel aux épices, pommes sautées au thym, légumes de saison… et à midi dix, Rognons de veau à la moutarde et estragon frais. Tout le monde affiche une mine réjouie… un à la Mick Jagger chantant « Satisfaction ! », et les autres à la ‘‘ Them ’’ chantant « Gloooooria ! G-L-O-R-I-A ! » (Smiley !)
« Messieurs, un dessert ? » « Oufti non ! » s’exclama la bande à Tchantchès… mais l’un d’entre-nous s’adonnera malgré tout au péché de gourmandise… Pain perdu à la crème pâtissière et vanille bourbon, façon Alain Ducasse… Ce dessert très simple est fait d’ingrédients de base comme le lait, les œufs et le beurre, prenez du pain brioché, ajoutez-y de la crème pâtissière et une boule de glace vanille pour toujours plus de plaisir et de gourmandise.

Du côté de la théorie des fluides… tout d’abord un Bourgogne blanc « Retour des Flandres » de 2023 de la Maison Régnard, suivie d’un Saumur Champigny Château de Targé 2019, un 100% cabernet franc du Val de Loire, gouleyant à souhait, et je ne vous parlerai pas des excellentes « Grappine » 5 ans d’âge « Après ».
Je vais tout de même me permettre un bémol, un couac concernant le vin blanc de l’apéritif… Ma question est simple : pourquoi faire payer le vin au verre si vous le conseillez à la bouteille ? Voilà, je m’arrête céans, disons que ce fut un oubli… le bémol ayant été fort heureusement balayés par de nombreux dièses, retenons néanmoins ceci avec le sourire… « Errare humanum est, Perseverare diabolicum ! » (Blink !)
