QUEL CHA - RIVA - RI…
LA VIE AVEC TOI !

Ce dimanche je déjeune avec mon amie Julie, depuis le temps que nous en parlons, notre tablée se concrétise enfin mais pour se faire, je dois encore trouver une enseigne sympathique.  Et bien croyez-moi les amis, trouver un restaurant ouvert un dimanche du côté de Liège, ce n’est pas évident !  Je consulte mes amis Google et Michelin et je tombe enfin sur le Riva que je ne connais pas mais comme il est cité au guide bleu, je ne me fais pas trop de soucis.  Après avoir gratté un peu dans les commentaires de internautes, il apparait que le Riva n’est autre que l’ancien Héliport, fils du bord de Meuse.

Rendez-vous est pris pour midi et très vite, le restaurant se rempli comme pas permis !  Plus de 50 couverts s’en donnent à cœur joie !  Ambiance brasserie, tout comme la carte d’ailleurs, mais le cadre lui est très restaurant, restaurant assez chic d’ailleurs, très lumineux, cosy et lounge à la fois, personnel jeune mais déjà aux petits soins pour la clientèle.  Bref, tout cela est de bon augure pour un bon dimanche.

Une fois installés, les libations peuvent commencer… et en premier feu, les apéritifs !  Un cocktail « Hugo » pour elle, cocktail à base de sureau, et pour lui, un Negroni fait de Gin Bombay Sapphire, de Campari et de Vermouth rouge, très bon dosage, une belle amertume et de la fraîcheur en bouche.  La demoiselle a apparemment de l’appétit car elle lorgne de suite sur la rubrique « à partager » où du jambon ibérique lui fait de l’œil, surtout accompagné de pain toasté au beurre demi-sel (mode Joël Robuchon) et de gros cornichons, qui pour une fois n’est pas une insulte (Blink !)

En entrée, je me laisse séduire par des ravioles de Bar et de Homard et leur émulsion de carcasses au piment d’Espelette, délicieuses, vraiment !  Quant à Julie, croquettes de crevettes grises de la mer du nord, deux belles croquettes-maison avec de vraies crevettes à l’intérieur, et pas comme bien souvent une sombre farce pâteuse qui laisse toujours en moi planer un doute quant à son réel contenu.  Un 10/10 pour les entrées !

La demoiselle est classique de chez classique, en plat, les célèbres boulets à la liégeoise maison avec frites fraîches et salade… une belle réussite, mais les miens sont meilleurs (Smiley !)  Ah oui, n’oubliez pas qu’à Liège, les boulettes, on les fait, les boulets, on les mange !  Gay ! Gay ! Gay !  En ce qui me concerne, je me décide pour ce qu’ils appellent « l’incontournable américain préparé minute ».  Là je suis plus dubitatif sur le terme incontournable, c’est bon, mais peut mieux faire tout de même, d’autant plus qu’il est semi-préparé.  Perso je préfère la formule du « Vieux Saint-Martin » au Sablon où tout est calibré en cuisine, et surtout je n’aime vraiment pas le goût du Tabasco, ce serait sympa d’avoir un tube d’Harissa dans un tiroir pour les ceusses comme moi qui… (Blink !)

Du côté de la théorie des fluides, nous arroserons le tout avec un Pinot Noir d’Alsace « Cuvée Réserve » de la cave de Turckheim, rien à dire, rien à redire, saveurs de cerise noire Griotte, une pointe de poivre et une belle fraîcheur.  Nous avions bu la même quille chez « Les frangins » à Libin, sauf qu’à Libin on aurait presque pu en boire deux pour le prix d’une seule en bord de Meuse.  Oui, je sais, quand on aime… (Blink !)

Je ne sais pourquoi mais le Riva m’a directement fait penser au « Charivari » de Serge Lama… « Avant toi, j'ai connu Martine qui n'aimait faire que la cuisine, entre deux lièvres et trois perdreaux, j'avais grossi de vingt kilos, quand je chantai mes chansons tristes, on me prenait pour Pierre Doris, tu parles d'un charivariss ! »
Une chouette expérience à tenter, voire à renouveler, si vous êtes de passage dans la Cité Ardente !

Date de la visite : dimanche 15 septembre 2024 (Déjeuner)

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liège belgique

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